samedi 31 janvier 2009

Expo collective à la Cour des Miracles



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vendredi 30 janvier 2009



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jeudi 29 janvier 2009



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mercredi 28 janvier 2009







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lundi 26 janvier 2009



jeudi 22 janvier 2009


En voyant le Président Obama signer les documents suspendant les procédures contre les détenus de Guatanamo et ordonnant la fermeture de ce trop célèbre camp de détention, j’ai éprouvé une émotion comparable à celle ressentie trente-deux ans plutôt en écoutant le diplomate américain fraîchement nommé par Jimmy Carter présenter, dans l’enceinte de la Commission des droits de l’homme des Nations Unies, des excuses au peuple chilien pour le sanglant coup d’Etat du 11 septembre 1973.

Dans les deux cas, ces actes symboliques forts traduisaient la volonté et le courage de reconnaître la gravité des atteintes aux droits de l’homme commises par la première puissance mondiale. Ces actes tranchaient avec les spectacles pusillanimes offerts par les présidents Nixon et Clinton et les «Justiciers» qui les poursuivaient, mobilisant les instances au plus haut niveau de l’Etat pour répondre à des questions que l’opinion publique américaine avait la faiblesse de tenir pour fondamentales, à savoir si ces présidents avaient menti, l’un pour occulter sa responsabilité dans une minable opération d’espionnage de ses concurrents politiques, l’autre pour cacher de peu glorieuses relations intimes avec une stagiaire.
Les regrets qu’exprimaient, implicitement ou explicitement, tant Carter qu’Obama ne concernaient pas des questions relevant de défaillances comportementales personnelles, mais de la reconnaissance honnête et courageuse que l’Etat – et par conséquent ceux qui assumaient l’autorité – avaient gravement failli en portant atteinte aux droits fondamentaux qui constituent la justification même de son existence.

Si l’on ne peut que se réjouir de telles attitudes qui marquent sans ambigüité une rupture avec l’inacceptable, on doit aussi s’interroger sur la suite de tels gestes, et notamment sur ce que va faire Obama ces prochains mois.

Comme le relevait déjà avec force Bartholomé de las Casas au XVIème siècle dans ses critiques de la colonisation du Nouveau Monde par les Espagnols, l’injustice commise par une puissance ne peut être réparée par une demande de pardon que si les auteurs s’efforcent de rétablir le statu quo ante, restaurent la justice, compensent les victimes et que celles-ci acceptent librement de pardonner. Ces principes, dans leur fondement, restent valables aujourd’hui.

Or, force est de constater qu’après la remarquable déclaration du délégué américain à la Commission des droits de l’homme, l’administration Carter, si elle s’efforça de faire du respect des droits de l’homme la pierre angulaire de sa politique internationale, ne fut jamais en mesure, ni de restaurer la démocratie dans ce pays qu’elle avait fortement contribué à déstabiliser et encore moins de juger les auteurs des crimes commis avec l’appui et la complicité des plus hauts responsables américains.

L’administration Obama se trouve elle aussi confrontée à des problèmes dont la solution marquera durablement les Etats-Unis et le monde. Ce ne sont pas tant les questions relatives au sort des personnes libérées qui, bien qu’importantes, ne constituent qu’un des éléments d’une affaire beaucoup plus complexe, que celles de la situation créée par la politique suivie par l’administration Bush.

Guatanamo ne fut pas une opération secrète. L’administration Bush, au contraire, eut soin de faire connaître à son opinion publique qu’elle agissait avec vigueur et rigueur contre les agents de «l’axe du mal» qui étaient traités selon des méthodes brutales que justifiaient leurs crimes.

Face à celles et ceux qui, comme nous, estimaient que les auteurs des attentats du 11 septembre devaient être châtiés, mais à l’issue de procédures régulières, les autorités américaines créèrent un véritable «brouillard» juridique tendant à soustraire les détenus de Guatanamo de la protection qu’offrent les Conventions de Genève à tout combattant fait prisonnier et justifiaient, dans des documents aux juridismes douteux, des techniques d’interrogatoire violant les conventions fondamentales, comme la Convention contre la torture.

Parallèlement se développait un véritable matraquage de l’opinion publique tendant à lui faire admettre que dans certaines conditions, les traitements cruels, inhumains ou dégradants, voire la torture, pouvaient être acceptables.

Les gestes forts posés par Obama ne sont que le début d’un processus qui va de la reconnaissance du crime à sa réparation et à la sanction des auteurs. Or, si l’opinion publique américaine est majoritairement aujourd’hui désorientée, rien n’indique qu’elle soit prête à sa soutenir son président s’il agit conformément aux principes qu’il proclame et cherche à restaurer, dans leur intégralité, les principes qui régissent l’Etat de droit.

Paradoxalement Obama se trouve aujourd’hui confronté au même dilemme que nombre de dirigeants de pays dit en «transition». Faut-il restaurer (ou instaurer) les principes fondamentaux du droit, en les appliquant sans faiblesse aux autorités sortantes pour assurer un fonctionnement authentiquement démocratique de l’Etat, quitte à entrer en conflit avec une puissante opposition populaire ou faut-il se contenter de jeter un voile sur le passé en déplorant les crimes de ces dernières années sans chercher à établir les responsabilités, au risque de retomber, dans un avenir plus ou moins proche, dans les mêmes errances? On pourra, de la manière dont Obama répond à ce défi, évaluer la réalité de son pouvoir.


• Eric Sottas •


jeudi 15 janvier 2009

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samedi 10 janvier 2009






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vendredi 9 janvier 2009



jeudi 1 janvier 2009